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Que sont les ex-libris CGD?
CGD competition 2004,
First Prize (The Jean-Pierre
De Smet Prize):
Debora Lauwers (1982) |
CGD competition, 2004 :
Second Prize (The Avakian Joailliers Prize):
Natalia Lamanova (1964) Russia |
CGD competition 2004, Special Prize of Finnish Ex-libris Society: Kim Brusten (1981) Belgium |
CGD competition 2004, Special Prize of Town of Sint-Niklaas:
Mine Saraç Dogan (1971) Turkey |
Cgd competition 2004, Special Prize for Mixed Technique in which CGD is essential: Onnik Karanfilian (1963) Bulgaria |
CGD competition, 2004, Finale Foundation Prize, Lausanne :
Best Erotic Ex-libris:
Ozan Ayitkan (1980) Turkey |
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Prof. Martin R. Baeyens
Directeur du département de design,
Académie Royale des Beaux-Arts, Ghent
Au XXIXe congrès international de la FISAE en 2002, il a été
décidé de remplacer le sigle CAD utilisé pour indiquer un design
assisté par ordinateur par CGD (computer generated design) et
CRD (computer reproduced design). CRD indique une oeuvre dans la
création de laquelle l'ordinateur a eu une simple fonction de
reproduction. CGD, par contre, indique que l'ordinateur - et
bien sur le logiciel - a été utilisé comme outil primaire de
création d'un ex-libris original.
En termes généraux, l'utilisation de la
technologie digitale pour créer un ex-libris n'est pas très
différente de la création au travers de techniques d'estampe
traditionelles, telles la gravure sur bois, l'eau.forte, la lithographie
ou la sérigraphie. Cependant, pour l'artiste, c'est son niveau de
connaissance du potentiel technique de son outil
qui conditionne principalement la qualité du résultat, plutôt
que son habileté strictement manuelle.
Une particularité importante de l'ex-libris est la nécessité
d'une harmonie parfaite entre le texte et l'image. Lorsque l'on
crée un ex-libris au moyen de la technologie digitale - comme
lorsque l'on utilise une technique traditionelle - il est
indispensable d'avoir déjà une idée très précise du résultat que
l'on veut obtenir. En d'autres termes, il faut que l'oeuvre
soit d'abord préconçue. La vision artistique et intellectuelle doit
s'appuyer d'emblée sur la perspicacité technique de l'auteur. Il
est donc évident que l'utilisation de ce moyen moderne va
infiniment plus loin que de combiner quelques images scannées et
d'y ajouter quelques lettres.
Il est vivement conseillé de planifier et de faire une étude
préparatoire avant de commencer à réaliser l'ex-libris sur écran. Pour produire un effet artistique de qualité, les
documents scannés (dessins esquisses ou photos, originaux, bien
sûr) doivent être utilisés professionnellement, c'est-à-dire
dans l'ordre correct des couches. De même pour une gravure sur
bois, une procédure semblable doit être suivie pour déterminer,
par exemple, les différentes textures qui seront utilisées pour avoir une palette de gris dans la composition. Il n'y a
pas de différence lorsque l'on utilise un nouvel outil
technique.
Il existe aujourd'hui de nombreux logiciels, faciles à utiliser
avec un peu d'expérience, ainsi qu'un choix presque illimité de
filtres et de polices. Il faut absolument être sensible aux
différences de qualité et éviter tout ce qui est inesthétique ou
inutile. Parfois il faut développer une police spécialement
adaptée à un projet spécifique.
Si l'auteur a une bonne expérience technique, l'ex-libris
produit sur ordinateur devrait avoir une qualité technique
suffisante. Technique, je dis bien, car l'artiste doit ensuite
savoir imposer sa personnalité au travers de la technologie.
Pour le concours, nous voulons recevoir des oeuvres d'art et non
pas seulement des démonstrations d'utilisation virtuose de
Photoshop. Et le choix judicieux d'une police, ni trop lourde ni
perdue dans la composition, dont les formes sont en harmonie
avec l'image, est de première importance.
Voici une liste en forme de pense-bête pour les participants:
• Avez-vous respecté les limites de taille imposées par le règlement et
avez-vous choisi la taille optimale pour votre ex-libris?
• Les mots "ex libris" suivis du nom du titulaire sont-ils bien intégrés dans la
composition?
• Avez-vous utilisé votre logiciel de manière suffisamment compétente pour
produire un résultat artistique valable?
• Souvenez-vous que la qualité de l'impression et de l'estampe elle-même est
d'importance capitale, indépendamment de la méthode d'impression
ou de l'équipement utilisé.
• La qualité du papier est un élément important dans la perception de la qualité
de l'œuvre. La plupart des imprimantes aujourd'hui sont faciles
à utiliser et permettent l'impression sur des papiers de
qualité faits main et même des japon légérs.
• N'oubliez jamais le besoin impératif d'harmonie entre texte et image. Parfois,
le mieux est l'ennemi du bien...
• L'intégration de la technologie digitale avec d'autres techniques de gravure peut
apporter un plus à votre œuvre et les expérience peuvent donner
des résultats surprenants. Lancez-vous à faire des essais!
• Enfin, n'oubliez jamais que la fonction d'origine de la belle œuvre que vous
avez créée est d'identifier le propriétaire d'un livre, et doit
être une découverte, comme un trésor, lorsqu'on ouvre un livre dans
ses mains...
Nous espérons que ce concours sera à la fois un défi et une
révélation, et qu'il réduira lemanque de compréhension du
potentiel de cette nouvelle
technologie. Nous la considérons comme un moyen de communication
pour l'avenir.
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Comment une oeuvre spécifique a-t-elle été créée?
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Prof. Hasip Pektas
Doyen de la Faculté des
Beaux-Arts,
Université de Hacetteppe, Ankara, Turquie
J’ai créé l’ex-libris illustré à gauche pour le Dr. Gero Scheliess, en commémoration du 175e anniversaire de la mort de
Beethoven.
Le Dr.
Scheliess dirige les programmes musicaux à la Deutsche Welle, la
radio allemande, et il est flûtiste. Lorsque j’étais à Bonn en
septembre 2002 pour une exposition d’ex-musicis, je me suis
rendu à la Beethovenfest qui était patronné par la Deutsche
Welle. C’est de mon amie Ayse Tekin qui travaille à la Deutsche
Welle que j’ai reçu la commande d’un ex-libris pour le Dr.
Scheliess.
J’ai scanné
un détail d’une flûte et les mains d’un flûtiste que j’avais
prises en photo il y a longtemps. J’ai utilisé le filtre ‘posterize’ dans
le logiciel de traitement d’images Adobe Photoshop 6.0. J’ai
modifié la couleur du fond et après plusieurs essais, j’ai placé
un scan d’une partition de Beethoven sur une deuxième
couche, le modifiant avec un ‘mask and gradient’.J’ai préparé
les textes dans un programme vectoral, Freehand 9, et je les ai
exportés comme eps. J’ai cherché et testé le meilleur endroit
pour placer le texte. Ceci est important car dans un ex-libris
la typographie et les textes font partie intégrale de la
composition. J'ai ensuite réuni les couches en les aplatissant et
j’ai imprimé l’ex-libris avec une imprimante Xerox laser sur un
papier cuve.
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